Yves Charles ZARKA / Le risque de la vérité

Qui suis-je?

Yves Charles Zarka

yves-charles.zarka@paris5.sorbonne.fr

Qui suis-je ? Je suis professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes, chaire de philosophie politique.  J’ai été auparavant pendant vingt années au CNRS, où j’ai créé et dirigé le Centre Thomas Hobbes (1990-2002), j’ai également dirigé dans cet établissement le Centre d’Histoire de la Philosophie Moderne (1996-2004).  En 2006, j’ai créé l’équipe PHILéPOL (= Philosophie, épistémologie et politique) à l’Université Paris Descartes, dont les recherches portent sur le « Monde émergent », c’est-à-dire les mutations considérables qui s’opèrent dans le monde contemporain. Ces recherches se situent au carrefour de la philosophie contemporaine, de l’épistémologie des sciences sociales et des sciences politiques. C’est dans ce cadre que sont étudiées les transformations de la démocratie, les nouvelles problématiques environnementales, les biotechnologies, les développements des nanosciences et des nanotechnologies. Ces travaux sont soutenus par l’ANR pour le programme sur «La démocratie face aux enjeux environnementaux », par INSHS du CNRS et le CEMAGREF pour le programme « Territoires, environnement et citoyenneté ». J’ai enseigné et donné de nombreuses séries de conférences à l’étranger :  Cambridge, Oxford, Rome, Turin, Naples, Milan, Padoue, Pise, Florence, Barcelone, Madrid, Valencia, Berlin, Boston, Chicago, Baltimore (Johns Hopkins University), New Brunswick (Rutgers University), New York University (NYU), Montréal (U.deM. et UQAM), Québec (U. Laval), Tel Aviv, Jérusalem, Rio de Janeiro, Porto Alegre , Kaslik (Liban), Tunis, Bruxelles, Liège, Dublin, etc.

Sur le plan éditorial, je dirige aux Presses Universitaires de France quatre importantes collections. La première “Fondements de la politique” concerne la philosophie politique. Elle comporte une Série essais et une Série textes  (60 volumes parus). La deuxième aborde des questions d’actualité “Intervention philosophique” (35 volumes parus). La troisième entend redonner vie aux “Débats philosophiques” du passé et du présent (50 volumes parus) et la quatrième “Grands Entretiens” entend produire des analyses historico-politiques des sociétés, des conflits et des problèmes liés aux configurations géopolitiques contemporaines (1 volume paru). En outre, j’ai créé, toujours aux PUF, la revue Cités (4 numéros par an, depuis janvier 2000, soit 44 numéros parus et quatre Hors Série), qui s’est imposée comme l’une des principales revues intellectuelles de France. Elle a pour principe constitutif d’associer un retour à la cité réelle et une ouverture vers la cité possible (site de Cités http://www.revue-cites.net ). La revue Cités a également un blog < http://blogs.puf.com/lesintempestifs>. En 2007 et 2008, la revue Cités a été accompagnée d’un supplément Droit de Cités, qui fut un journal de la vie intellectuelle en France. Ce journal a pris aujourd’hui son autonomie sous forme électronique. Il est devenu un journal de création artistique et intellectuelle < http://droitdecites.org>.

Aux éditions Armand Colin, j’ai fondé la collection « Émergences » (2 volumes parus en 2010, 5 volumes prévus en 2011). Cette collection est directement associée aux programmes de recherches liés au « monde émergent ». Elle comporte des travaux collectifs de longue haleine et des publications individuelles d’universitaires et de chercheurs.

Aux éditions Vrin, je suis responsable général de l’édition critique des Œuvres complètes de Hobbes.  Je suis, par ailleurs, membre du Comité de rédaction de la revue Archives de Philosophie et du Comité scientifique de la revue Droits (Paris), du British Journal for the History of Philosophy (Londres), ainsi que de la revue Science et Esprit (Ottawa) et de Derechos y Libertades (Madrid).

Sur le plan des responsabilités institutionnelles, j’ai été membre du Comité National de la recherche scientifique (1995-1999) et du Conseil National des Universités (1994-95 et 2000-2003), ainsi que co-président de la commission qui a rédigé le Rapport sur la recherche philosophique en France, Ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, 1996 et 1997. Mes premiers travaux m’ont valu d’être lauréat de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et de recevoir la médaille de bronze du CNRS, en 1988.

Mes travaux relèvent à la fois de la philosophe et de l’histoire de la pensée politique. Leur objet central fut, au départ, une archéo-généalogie de la constitution des concepts fondamentaux de la pensée juridico-politique moderne. Ma méthode consistait alors à associer philosophie et histoire en interrogeant philosophiquement les textes du passé. Il en résultait une historiographie philosophique qui relève d’un autre registre que ce que l’on nomme couramment histoire des idées politiques. En effet, il ne s’agissait pas seulement de faire une analyse des idées politiques sédimentées dans les phases successives de la modernité, mais plus fondamentalement de mettre en évidence les positions spéculatives qui gouvernent l’élaboration des concepts politiques, c’est-à-dire permettent, en dernier recours, de les comprendre et d’en évaluer la portée. L’érudition est ainsi animée d’un ressort nouveau, elle prend la forme d’une interprétation critique qui associe le souci de l’exactitude historique et l’interrogation philosophique. Autrement dit il s’agissait, d’une part, d’établir ce qu’ont dit ou voulu dire des auteurs politiques modernes et, d’autre part, de mettre au jour la chose même que ces penseurs se donnaient à penser en disant ce qu’ils ont dit ou en écrivant ce qu’ils ont écrit. L’historiographie philosophique ou l’interprétation critique des textes politiques du passé associe donc deux approches : la première restitue l’intérêt historique de ces textes en les rapportant à leur temps, la seconde rétablit leur intérêt philosophique en exhibant l’objet qu’ils donnent à penser.

Se trouvait ainsi mis en œuvre un projet fondamental de réexamen et de réévaluation de l’histoire de la pensée politique moderne. Ce projet, qui recouvrait l’étude d’auteurs (Machiavel, Bodin, Suarez, Grotius, Hobbes, Filmer, Harrington, Pascal, Naudé, Pufendorf, Locke, Leibniz, etc.) et de courants doctrinaux (l’antimachiavélisme, le jusnaturalisme, les théories de la souveraineté, le constitutionnalisme, les théories de la raison d’Etat, etc.), a été mis en œuvre depuis la fin des années 1980 jusqu’à la fin des années 1990. Dans ce domaine, mes principaux travaux ont porté, d’une part, sur hobbes, dont j’ai tenté de renouveler l’interprétation, en particulier dans La décision métaphysique de Hobbes (Vrin), Hobbes et la pensée politique moderne (Puf) et Philosophie et politique à l’âge classique (Puf), et, d’autre part, sur l’histoire et la signification contemporaine de la subjectivité juridique. Un livre est paru en 2000 sur ce sujet chez Beauchesne, L’autre voie de la subjectivité.

A partir du début des années 2000, mes recherches se sont orientées vers la philosophie politique contemporaine. Sans abandonner mon intérêt pour l’histoire de la pensée politique, j’ai fait porter une part de plus en plus grande de mes travaux sur un autre domaine : celui des mutations de la politique et de la société contemporaines : structure de pouvoir et forme de gouvernement, droit et histoire, politique et justification, les nouvelles formes de guerre et le terrorisme. Je consacre également une bonne part de mon travail à l’analyse des implications philosophiques des sciences environnementales. La revue Cités a précisément pour objet de penser ces questions en associant un retour à la cité réelle et une ouverture vers la cité possible.

Comme  la philosophie politique n’a pas de sens en dehors de l’expérience des crises du présent, je me donne également pour tâche de produire des analyses historico-politiques des lieux de fracture du monde contemporain. J’ai ainsi publié en collaboration avec S. Ben-Ami (ancien ministre des affaires étrangères d’Israël) un ouvrage qui a pour titre : Quel avenir pour Israël? (Paris, PUF, 2001) sur le conflit israélo-palestinien, à un moment où il a basculé dans une violence extrême, alors même qu’il semblait à la fin de l’année 2000 que la paix était à deux doigts d’être conclue. Je me suis aussi attaché de penser les conditions de la coexistence à la fois du point de vue historique (la sortie des guerres de religions)  dans trois volumes sur Les Fondements philosophiques de la tolérance (Paris, PUF, 2002, en coll.) et, pour le présent (les conflits culturels) dans Difficile tolérance (Paris, PUF, 2004) dont l’objet est de définir les conditions d’une démocratie plus accueillante mais aussi pleinement conforme à ses valeurs et à ses principes.

En 2005, j’ai publié trois ouvrages sur 1/ Faut-il réviser la loi de 1905 ? La séparation des religions et de l’Etat en question (Paris, PUF, en coll.), 2/ Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt : la justification des lois de Nuremberg (Paris, PUF), 3/ Y a-t-il une histoire de la métaphysique ? (Paris, PUF, en coll.).

En 2006, j’ai co-dirigé avec Luc Langlois un ouvrage sur Les Philosophes et la question de Dieu (Paris, PUF, 2006) et publié un livre personnel Réflexions intempestives (Paris, PUF, mai 2006). Toujours en 2006, j’ai publié Matérialistes français du XVIIIe siècle : La Mettrie, Helvétius, d’Holbach (Paris, PUF, en coll.) et Hegel et le droit naturel moderne (en coll. avec J.-L. Vieillard-Baron, Paris, Vrin).

En 2007, j’ai publié une défense de la liberté civile contre les nouvelles formes de servitudes produites au sein même des sociétés démocratiques par l’apparition de nouveaux pouvoirs, dans un ouvrage intitulé Critique des nouvelles servitudes (en coll. Paris, PUF, en coll.). Toujours en 2007 est paru un ouvrage sur Monarchie et république au XVIIe siècle (Paris, PUF, en coll.). En 2008, est paru un nouvel ouvrage sur Kant cosmopolitique (en coll. avec Caroline Guibet-Lafaye, Paris, Vrin, 2008, qui inaugure un cycle nouveau de recherches sur le cosmopolitisme, qui donnera lieu à plusieurs publications.

En 2009 j’ai publié un volume sur Carl Schmitt ou le mythe du politique (Paris, PUF). En 2010, j’ai écrit un ouvrage sur la mutation-défiguration du monde intellectuel depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, intitulé La destitution des intellectuels (Paris, PUF), et j’ai dirigé deux ouvrages collectifs Le monde émergent, vol. 1, Lieux (Paris Armand Colin) et Repenser la démocratie (Paris, Armand Colin). Ces ouvrages ont pour objet de construire des concepts nouveaux pour comprendre le monde conteporain. En 2011 paraîtra un nouvel ouvrage personnel chez Armand Colin Manifeste sur l’urgence du temps présent et un autre aux PUF Pour une critique de toute théologie politique.

Ouvrages d’Yves Charles Zarka

— La décision métaphysique de Hobbes, Paris, Vrin, 1987, 2ème édition, Vrin, 1999.

Yves Charles Zarka

— Thomas Hobbes : philosophie première, théorie de la science et politique, Paris, PUF, 1990

Sous la direction d’Yves Charles Zarka et Jean Bernhardt

— Hobbes et son vocabulaire, Paris, Vrin, 1991

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

— L’Interpretazione nei secoli XVI e XVII, Milano, Franco Angeli, 1993,

a cura di Guido Canziani et Yves Charles Zarka

— Raison et déraison d’Etat, Paris, PUF, 1994

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

— Hobbes et la pensée politique moderne, Paris, PUF, 1995, 2ème édition en poche 2000. Traduit en espagnol, italien, allemand, catalan et roumain.

Yves Charles Zarka

— L’individuo nel pensiero moderno (secoli XVI-XVII), 2 vol., Pisa, Edizioni ETS, 1995.

a cura di Gian Mario Cazzaniga et Yves Charles Zarka

— Jean Bodin : nature, histoire, droit et politique, Paris, PUF, 1996

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

—La recherche philosophique en France, Ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

Sous la présidence de Pierre Magnard et Yves Charles Zarka

— The Cambridge Platonists in Philosophical Context, Dordrecht, Kluwer, 1997

Sous la direction de John Rogers, Jean-Michel Vienne et Yves Charles Zarka

— Philosophie et politique à l’âge classique, Paris, PUF, 1998.

Yves Charles Zarka

— Aspects de la Pensée Médiévale dans la Philosophie Politique Moderne, Paris, PUF, 1999.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

— La questione del fondamento nelle dottrine moderne del diritto naturale, Naples, Editoriale Scientifica, 2000.

Yves Charles Zarka

— Potentia Dei : l’onnipotenza divina nel pensiero dei secoli XVI e XVII, Milano, FrancoAngeli, 2000,

a cura di Guido Canziani, Miguel A. Granada et Yves Charles Zarka.

— L’Autre voie de la subjectivité, Paris, Beauchesne, 2000. Traduit en italien, en catalan et en espagnol.

Yves Charles Zarka

— Figures du pouvoir: études de philosophie politique de Machiavel à Foucault, Paris, PUF, 2001, 3ème édition 2001. traduit en espagnol.

Yves Charles Zarka

– Hobbes : The Amsterdam Debate, Georg Olms Verlag AG, Hildesheim, 2001.

Yves Charles Zarka and Quentin Skinner, edited and introduced by Hans Blom.

– Machiavel : Le Prince ou le nouvel art politique, Paris, PUF, 2001.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka et Thierry Menissier.

– Comment écrire l’histoire de la philosophie ?, Paris, PUF, 2001.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka.

– Quel avenir pour Israël ? (entretien avec S. Ben-Ami), Paris, PUF, 2001.

Entretien d’Yves Charles Zarka avec Shlomo Ben-Ami.

– Penser la souveraineté à l’époque moderne et contemporaine, Pise/Paris, ETS/Vrin, 2002, 2 volumes.

Sous la direction de Gian Mario Cazzaniga et Yves Charles Zarka.

— Fondements philosophiques de la tolérance, 3 volumes, 2002 Sous la direction de F. Lessay, J. Rogers et Y.C. Zarka

– Difficile tolérance, Paris, PUF, 2004.

Yves Charles Zarka

– Faut-il réviser la loi de 1905 ? La séparation de la religion et de l’etat en question, Paris, PUF, 2005.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

– Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt : la justification des lois de Nuremberg, Paris, PUF,  2005, traduit en italien, espagnol et hébreu.

Yves Charles Zarka

– y a-t-il une histoire de la métaphysique ?, Paris, PUF, 2005.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka et de Bruno Pinchard

– Les philosophes et la question de Dieu, Paris, PUF, 2006.

Sous la direction de Luc Langlois et Yves Charles Zarka. Traduit en portugais (au Brésil).

– Réflexions intempestives, Paris, PUF, 2006.

Yves Charles Zarka

Matérialistes français du XVIIIe siècle : La Mettrie, Helvétius, d’Holbach, Paris, PUF, 2006.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka (en coll.)

– Hegel et le droit naturel moderne, Paris, Vrin, 2006

Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron et Yves Charles Zarka.

– CRITIQUE DES NOUVELLES SERVITUDES, Paris, PUF, 2007. Traduit en italien.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

– Monarchie et république au XVIIe siècle, Paris, PUF, 2007

Sous la direction d’Yves Charles Zarka

– Kant cosmopolitique, Paris, éditions de l’Eclat, 2008.

Sous la direction d’Yves Charles Zarka et de Caroline Guibet-Lafaye

– CARL SCHMITT OU LE MYTHE DU POLITIQUE

Sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris, PUF, 2009.

– La destitution des intellectuels,

Yves Charles Zarka, Paris, PUF, 2010.

– Le monde Émergent, vol 1 Lieux

Sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris, Armand Colin, 2010

– Repenser la démocratie

Sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris, Armand Colin, 2010

Editions

– Direction de quatre collections aux PUF : 1/ “Fondements de la politique”; 2/ “Intervention philosophique”; 3/ “Débats philosophiques” ; “Grands entretiens” .

– Direction de la revue Cités, Paris, PUF (quatre numéros par an, 44 numéros parus + quatre Hors série, voir le site <http://revue-cites.net> et le blog <http://blogs.puf.com/lesintempestifs>

– Direction du journal de la vie intellectuelle en France Droit de Cités, Paris, PUF (trimestriel publié depuis la fin 2006) 5 numéros parus en supplément de la revue Cités (site de Droit de Cités http://www.droitdecites.net) de Cités.

– Direction de l’édition des Œuvres traduites de Hobbes, Paris, 6 vol. parus, Vrin, 1990 –

– Direction de l’édition du Hobbes latinus, Paris, Vrin, 1 vol. paru 1999 –

– G. Naudé, Addition à l’histoire de Louis XI, Fayard, 1999.

Numéros spéciaux de revue sous la direction de Y.C. Zarka

— Hobbes, in Philosophie, n° 23, 1989

— Hobbes et Locke, in Archives de Philosophie, n° 55/4, 1992

— Locke, in Philosophie, n°37, 1993

— Théologie et politique chez Robert Filmer, in La Pensée Politique, n° 3, 1995.

— Une métaphysique pour la morale – Les Platoniciens de Cambridge : H. More et R. Cudworth, in Archives de philosophie, n° 58/3, 1995

— La politica dei monarcomachi, in Rivista di Storia della Filosofia, n° 3, 1995

— L’action à l’âge classique, in Philosophie, n°53, 1997.

—  Gabriel Naudé : la politique et les mythes de l’histoire de france, (en coll.) in Corpus, 1999.

— La critique jusqu’à Kant, in Revue de métaphysique et de morale, n° 4, 1999.

— La critique après Kant, (en coll.) in Revue philosophique de la France et de l’étranger, n°2, 1999.

— Machiavel ou la maîtrise de l’urgence, in Archives de philosophie, n° 61/2, 1999.

— La philosophie en 2000 – Philosophie politique, in Archives de philosophie, n° 63/3, 2000.

– Foucault et la question de la subjectivité,  in Archives de philosophie, n° 65/2, 2002.

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